Oser la douceur.
"La douceur, c'est la plénitude de la force." - Alphonse Gratry
Billet d’humeur !
Retour de vacances, douceur retrouvée… et ces petites choses qui nous déstabilisent.
Comme vous le savez, j’ai pris une semaine de vacances la semaine de la rentrée — oui, assumée, revendiquée, et merveilleuse. Je suis maintenant rentrée et, depuis trois semaines, j’ai repris le travail avec un vrai bonheur : retrouver mon associé, sentir l’énergie des projets, entendre de bonnes nouvelles qui jalonnent notre quotidien chez FJSLA Consultants.
J’ai fait un choix clair en revenant : remettre de l’équilibre et de la douceur dans mon activité. Moins d’e-mails le soir, plus d’administratif ni de communication tardive, me concentrer sur l’essentiel — développer les labels que nous créons, approfondir mes projets sur le bien vieillir en entreprise, et nourrir Happy Aging sur Instagram et dans ma newsletter. J’ai aussi décidé de développer mon réseau — parce que, pour moi, bien vieillir, c’est aussi bien vivre socialement : rencontres, conversations, échanges.
Et pourtant. Dix jours après la reprise, je réalise que 99 % de ma vie sont joyeux, lumineux, porteurs de sens et d’énergie. Et que le 1% restant — un retard de réponse pour un label, un dossier qui traîne, … — suffit parfois à me déstabiliser et me plonger dans un mood négatif. Je sais que c’est précisément dans ces moments-là qu’il faut persévérer. Et c’est dur. Je me force. J’essaie de me rappeler que la balance penche largement du bon côté. Mais la petite voix critique est tenace.
Alors j’ai fait un truc tout simple : je suis allée à une séance de dédicaces. Pas très stratégique, pas dans un plan productivité — juste là. C’était la dédicace de ma copine de business, Maud Serpin, pour la sortie de son livre sur les fantasmes au féminin. J’y suis donc allée un peu ronchon (très heureuse bien sûr d’aller la retrouver). Et puis j’ai poussé la porte d’une librairie où, comme par enchantement, j’ai retrouvé mes copines de coaching Woman Impact. J’ai vu Maud, radieuse, signant son livre. J’ai suivi ce livre quasiment depuis sa genèse puisque nous nous appelons toutes les deux tous les jours de la semaine à 8h30 depuis 3 ans. La voir là, accomplie et heureuse, m’a fait un bien fou.
Ces retrouvailles dans ce petit cocon m’ont rappelé combien j’aime être entourée de femmes qui osent, travaillent dur et vivent de leur création. Et je me suis surprise : j’aime autant les hommes que les femmes, je ne suis pas spécialement portée sur la “féminité”, et pourtant, ce moment-là m’a rechargée. Juste avant, j’avais assisté à une soirée où j’ai découvert le travail de Clara Gaymard — encore une voix qui parle d’oser suivre son intuition. Deux soirées, deux rencontres, la même sensation : l’élan collectif qui transforme la petite contrariété en matière à énergie.
Autre chose touchante : on se confie souvent à moi. J’écoute. Et on s’excuse parfois en partant — “désolé de m’être épanché” —. Ce qu’ils oublient, c’est qu’en me parlant ils me font aussi du bien. Les problématiques qu’ils déposent m’aident souvent à résoudre les miennes. Écouter les autres, c’est parfois se réparer soi-même.
Ce que j’en retire aujourd’hui ? Quelques idées simples mais puissantes :
• Savourer activement les 99 % : les nommer, les écrire, les dire à voix haute.
• Accueillir le 1 % de contrariétés sans s’y laisser aspirer — respirer, poser une micro-action (un mail court, une délégation, un temps de pause).
• Cultiver des lieux et des rituels de douceur : un café le matin, retrouver des copines.
• Rappel pratique : quand je sens le mood descendre, je liste trois bonnes nouvelles vécues dans la journée. Toujours ça de gagné.
Je veux continuer à avancer — pour FJSLA, pour mes projets sur le bien vieillir, pour Happy Aging — avec plus de douceur, plus de focus, et plus de rencontres. Parce que ces petites bulles de vie collective me rechargent et me rappellent que l’essentiel est souvent simple : être entourée, écouter, oser, remercier.
L’interview du mois
Ce qui me fait penser l’interview de Dorothée Bernard que j’ai réalisée au tout début de ce travail.
J’ai rencontré Dorothée Bernard lorsqu’elle était ma bookeuse chez People. Elle a été l’une des premières à me faire confiance et à m’ouvrir les portes du mannequinat… à 50 ans. “Dans mon métier, on représente des femmes de 50/60 ans, et même de 90 ans, et ce n’est pas un sujet. Elles sont magnifiques. Il y a de plus en plus de demandes pour les mannequins seniors”. Aujourd’hui, elle-même dans la cinquantaine, elle continue de recevoir de nouvelles responsabilités et de faire évoluer sa carrière avec enthousiasme. Ce qui la rend encore plus inspirante, c’est sa capacité à travailler en harmonie avec différentes générations : que ce soit avec ses collègues ou avec les différents mannequins dont elle s’occupe, elle valorise les échanges intergénérationnels et montre que l’âge est un véritable atout, une source de richesse et de perspectives. Chez Crystal Model Management aujourd’hui, Dorothée accompagne les talents avec professionnalisme, bienveillance et élégance, rappelant que chaque étape de la vie peut être synonyme de nouvelles opportunités.
Découvrez l’interview complète : Interview de Dorothée Bernard


Ses conseils sont les suivants :
Prendre soin de soi et mener une vie saine est essentiel, à la fois sur le plan physique et intellectuel. Physiquement, cela passe par la modération : ne pas trop s’exposer au soleil, marcher régulièrement, pratiquer une activité sportive, éviter les excès alimentaires et l’alcool, et garder une certaine régularité au quotidien.
Chaque âge a ses avantages, et il est important de rester en phase avec le sien. Développer sa confiance en soi, rester curieux et ouvert au monde, se nourrir culturellement – expositions, théâtre, lectures, concerts – contribue à enrichir sa vie intérieure.
Pour Dorothée, vivre pleinement le présent est primordial : « Je ne regarde ni derrière, ni devant. Aujourd’hui, je suis là et j’adore ce que je fais. » Le passé, qu’il soit positif ou négatif, nous enrichit, et le changement nous fait sentir vivants.
Enfin, s’épanouir dans son travail est crucial : un parcours se construit tout au long de la vie, et le plaisir dans ce que l’on fait contribue grandement à bien vieillir.
Le conseil du mois
Ce mois-ci, j’ai envie de partager deux livres qui m’ont accompagnée dans ce moment de rentrée. Deux ouvrages portés par des femmes qui osent, chacune à leur manière, et qui rappellent combien l’imaginaire et le chemin personnel nourrissent notre façon de vieillir heureux.
✨ Fantasmes au féminin – Maud Serpin
Au-delà du titre intrigant, Maud propose une véritable plongée dans l’univers de l’imaginaire féminin. Entre œuvre sociologique et artistique, son livre réunit des témoignages sincères et intimes. Il montre combien nos imaginaires, loin d’être futiles, nous aident à mieux nous connaître, à oser et à créer. Pour moi, ce livre illustre parfaitement l’idée que vieillir, c’est aussi garder vivante cette part de jeu et de liberté intérieure.
✨ La Francigena – Clara Gaymard
À l’opposé de l’intime, Clara raconte un chemin : celui de la Via Francigena, une route millénaire vers Rome qu’elle a parcourue. À travers son récit, elle nous parle d’oser ralentir, d’écouter les autres et de se réinventer sur le chemin. C’est une lecture qui invite à l’intériorité, à la persévérance et à la confiance dans le rythme propre de la vie.
Ces deux livres, l’un par l’imaginaire, l’autre par le chemin, m’ont rappelé que les petites contrariétés de la vie ne devraient jamais occulter nos 99 % de positif. Ils nous invitent à savourer, à oser, à rester en mouvement — avec douceur.

